Dois-je me faire du bien ou ai-je envie de me faire du bien ? (*)

Là est la question

Pour qu'une action puisse avoir du sens et perdure au delà des "bringueballements" de la vie, il est préférable qu'elle naisse d'un désir, d'une pensée propre, d'une pulsion de vie, de survie, d'une envie bien à soi.

Subir un diktat peut être un élément déclencheur pour la plupart d'entre nous, mais combien se tiennent durablement au changement que cela sous tend ?

Beaucoup me direz vous...

Plus que l'on ne croit probablement, mais est-ce aussi profitable que lorsque que le mouvement est initié de l'intérieur ?


Moi je vous parle d'un mouvement vital que l'on ne maîtrise pas forcement, une envie irrépressible, qui conduit à vivre en harmonie avec soi et l'environnement, avec la nature.

Un mouvement qui a quelque chose à voir avec l'instinct animal, sans calcul.


Que nous dit cet instinct animal ?

Il se joue ici, un besoin de statisfaire ses besoins "primaires", et avant de les satisfaire, il s'agit de les "entendre" de les ressentir ce qui n'est aujourd'hui pas donné à tout le monde car l'ordinateur central, le mental a perdu peu à peu le sens de la vie.

Le mental brouille les pistes, canalise, oriente, forme, déforme, fait taire les remontées d'informations, il règne en maître tout puissant.

Il est le chef de la locomotive.

On le porte aux nues, il est glorieux, il comprend, il explique, il nomme et donne un sens à tout, il établi les dogmes qui régissent votre corps et la relation à l'environnement.

Il dira : lit, apprend, écoute l'information, regarde l'actualité, instruit toi, comprend, calcule, échafaude, avance, parle, chuttt ...

Mais ce mental laisse-t-il place à l'instinct ?

Par expérience personnelle : NON.

Le mental nie l'instinct qui le rapproche de l'animal, l'évolution intellectuelle est son seul salut.


Et pourtant, il est agréable, doux et bienfaisant de laisser libre cours à cet instinct qui m'encourage à chaque fois que je vois un petit ruisseau d'aller y tremper mes pieds, qui me fait apprécier de fouler l'herbe chargée de la rosée du petit matin, qui m'exhorte à courir dans les champs, à humer l'air pur, à m'éloigner des sources de pollutions citadines, à croquer le fruit de l'arbre sauvage, à picorer les mures le long des sentiers. A m'assoupir dans l'herbe folle à l'ombre d'un arbre, à enlacer toucher les troncs centenaires, à observer de plus près la mousse des sous bois, à boire une eau vive de source et en apprécier le doux contact au fond de ma gorge. Cette instinct que j'associe à l'intuition, me conduit avec mon chien sur les chemins, du Larzac à l'Aubrac en passant par les gorges du Tarn. C'est devenu intuitivement vital pour moi.


Et c'est aussi à ce moment de ma vie, si particulier car emprunt de poésie, d'espoir, de ciel bleu, de bien-être, que je comprend l'importance de laisser libre cours à cette intuition que je relie à ma nature propre. Elle est un guide formidable pour avancer sur le chemin de la vie, elle est puissante de justesse, elle consolide l'édifice de ce corps, dans sa verticalité. Elle est source de bien-être pour l'ensemble de ce qui compose mon être.


La réponse intuitive, instinctive me conduit à avoir envie de me faire du bien et c'est bien dans cette dernière posture que je serai garante de mon bien-être.


C'est un questionnement (*) que Thomas Uhl, fondateur de La Pensée Sauvage, nous a posé il y a quelques années, en fin de séjour de jeûne, et je le remercie sincèrement d'avoir initié cette réflexion en moi et surement, d'avoir contribué à opérer un changement de paradigme, dans l'échelle de mes valeurs, dans ma vision de la vie.


Animale, instinctive, intuitive, voilà ce qui caractérise aujourd'hui une partie de mon être, partie que j'assume et que je choie chaque jour, tout autant sinon plus que l'apprentissage, et la connaissance.


Ouvrons la porte à notre intuition, elle nous conduit intelligemment vers ce qui est juste et bon pour nous.


Et dans ce mouvement intuitif, l'envie de nous faire du bien prend une place naturelle et sans contrainte.


Le jeûne (**), et la mise en place qui en découle d'une nouvelle hygiène de vie dans une approche "holistique", sont en ce qui me concerne, les résultats de l'écoute attentive de mon intuition, qui me susurre dès que mon corps en ressent le besoin qu'il est temps de me mettre au repos, et d'écouter ce qui se passe en moi.


Intuition vertueuse que je vous souhaite de cultiver dès à présent.

 

(**) Terre d'Eugenia propose des séjours Detox Grands Causses basés sur la pratique douce du jeûne dit de confort et de la randonnée. Sur le modèle de ce qui est préconisé par la FFJR - Fédération Francophone de Jeûne et Randonnée. Il s'agit de jeûne court selon la méthode Buchinger (apport calorique modéré au travers de jus de légumes bio, tisanes, eau, soutien si besoin en cours de cure, bouillon de légumes)

 

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